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 Fiche : grève

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MessageSujet: Fiche : grève   Sam 12 Jan - 17:09

Voici des informations trouvées sur le site Wikipédia concernant les grèves et leur organisation. Apprenez ici comment se déroule une grève, avec qui, pourquoi, quand... :

La grève est une action collective, qui consiste en une cessation concertée du travail par les salariés d'une entreprise (d'un secteur économique) ou par extension de tout autre personne productive, parfois à l'initiative des syndicats. Elle vise à lutter contre une situation ou une mesure jugée inacceptable, en faisant pression contre le supérieur hiérarchique ou l'employeur (chef d'entreprise ou patron), par la perte de productivité qu'elle entraîne. C'est une épreuve de force, le travailleur n'étant pas rémunéré.

Cette méthode de revendication est considérée comme illégale dans certains pays, et dans les pays où elle est autorisée, elle l’est toujours dans certaines professions (en général, les militaires, les pompiers et les policiers n'ont pas le droit de grève).

La première grève relatée a eu lieu en Égypte en l'an 29 du règne de Ramsès III (soit au milieu du XIIe siècle av. J.-C.), à Deir el-Médineh. Les ouvriers chargés de la décoration des monuments de la Vallée des Rois protestaient contre le retard de ravitaillement. [1].

Le mot français « grève » tire son nom de la place de Grève à Paris. Cette place, située en bord de Seine devant l'hôtel de ville, était un des principaux points d'accostage des bateaux. Les hommes sans emploi y trouvaient une embauche facile pour les chargements et déchargements.

Une grève peut se concrétiser par le blocage de l'outil de production, ce qui est parfois mal perçu par les médias (transports en commun), des mesures destinées à gagner l'opinion publique (salariés d'EDF qui reconnectent les déconnectés ou basculent les compteurs en tarif de nuit, salariés de France Télécom qui permettent des appels gratuits...), dans des situations désespérées (délocalisation par exemple), des actions extrêmes, et pénalement répréhensibles, sont parfois accomplies, comme le chantage environnemental ou la séquestration de membre de la direction. Mais la grève ne prend pas nécessairement une tournure aussi spectaculaire ; il peut s'agir tout simplement d'un arrêt de travail de quelques heures, par exemple pour faire remonter à la direction un conflit avec l'encadrement.

A l'origine les grèves étaient interdites aux fonctionnaires, en application du principe de "continuité du service public". Mais, en contrepartie, ces derniers avaient droit à la sécurité d'emploi. Cette double nécessité allait tellement de soi que la majorité de Front populaire n'y avait pas touché en 1936. Cependant, à la suite de la Libération, et en réaction contre tous les interdits imposés par l'occupation et le régime de Vichy, la Constitution de 1946 autorisa la grève des fonctionnaires, à l'exception de certains agents d'autorité, "dans le cadre des lois qui la réglementent" (préavis).

En France, les grandes grèves sont à l'origine de la plupart des avancées sociales des soixante dernières années et sont le moyen utilisé par les syndicats pour préserver les acquis sociaux tels que les conditions de retraite, la sécurité sociale ou le système éducatif public.

Cependant certaines de ces grèves, lorsqu'elles sont répétées, notamment celles des moyens de Transport (SNCF, Compagnies aériennes ou maritimes, métro, etc.) et des Postes compromettent la survie des entreprises commerciales ou industrielles tributaires de leur moyens de correspondance, découragent le tourisme et l'implantation des entreprises étrangères en France et aggravent le sort des autres salariés non en grève qui doivent alors réaliser des performances pour aller à leur travail et rentrer chez eux le soir. Signalons le cas extrême du département de la Guadeloupe, où les grèves répétées dans les hôtels en période touristique, ont découragé les voyages de vacanciers.[réf. nécessaire]

On voit de plus en plus se développer des actions de non salariés : médecins, routiers, buralistes, étudiants… qui s'apparentent à des grèves (mais qui en diffèrent en ce sens qu'il s'agit de professions libérales ou d'artisans qui sont leurs propres employeurs). Le conflit résidant dans ce cas entre ces professions et l'État en tant que législateur. Voir en France le cas du Syndicat de la médecine générale

Notons également les grèves d'étudiants, grèves au cours desquelles les étudiants cessent d'aller en cours, mais sans qu'il s'agisse de grève au sens légal du terme.

Différents modes de grèves ont été inventés au cours de l'histoire :

grève tournante : grève concertée entre tous ou une partie des salariés qui se relaient pour faire la grève de façon à ce que les effectifs de travail ne soient jamais au complet sans trop de pertes de salaire.
grève perlée : se traduit par un ralentissement volontaire de l'activité. Ce n'est pas une grève au sens juridique du terme, mais une inexécution de ses obligations contractuelles de la part du salarié. Ce type d'action est illégal en France.
grève du zèle : consiste à appliquer les règlements dans leurs moindres détails, avantage pour le gréviste : il réalise son travail, donc cette action est licite (cas des douaniers ou des professionnels auxquelles la grève est interdite) et il perçoit son salaire, mais il fait tendre sa productivité vers zéro.
grève sauvage est la cessation collective, en dehors de toute consigne syndicale, volontaire et concertée du travail par des salariés refusant d'astreindre leurs revendications au seul cadre de leurs préoccupations professionnelles.
grève générale : regroupant l'ensemble des travailleurs, unis autour des mêmes revendications principales.
grève de la faim : elle a généralement un but politique, méthode parfois utilisée par des « sans papiers » désespérés, ou dans certaines prisons ; il y a aussi des grèves de la soif.
grève à la japonaise : les grévistes mécontents s'expriment par le port d'un brassard - affichant parfois leurs revendications - durant les heures de travail.
grève solidaire : Consiste a faire grève par solidarité à la situation de salariés de l'entreprise.(Grève illicite)
grève avec occupation (piquet de grève) : lorsque les salariés grévistes occupent les locaux ils empêchent résolument les non grévistes d'y penetrer et établissent des piquets de grève pour bloquer les entrées.(illicite) Les premiers cas en France ont eu lieu durant les grèves de 1936.

Le droit de grève est reconnu depuis la Loi Ollivier du 25 mai 1864.

La première grève nationale de revendication a lieu en 1906 pour obtenir la journée de 8 heures. Le 8 mars 1907, la grève des électriciens parisiens plonge la capitale dans le noir.

Depuis 1946, la grève est un droit reconnu par la Constitution. Le préambule de la Constitution de 1946 énonçait : « Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui la réglementent. », en faisant un « principe particulièrement nécessaire à notre temps ». Pour ce qui concerne les fonctionnaires, ce droit fut affirmé et précisé en 1950 par un arrêt du Conseil d'État, l’arrêt Dehaene du 7 juillet 1950.

Mais par ailleurs, la notion de grève est quasiment absente des lois et règlements. L'article L.521-1 du Code du travail indique juste que le salarié ne peut pas être pénalisé pour avoir fait grève. Le point principal réside en fait dans l'intitulé du titre du code : « Conflits collectifs » ; cela indique qu'il faut être au moins deux pour faire grève. Mais contrairement à des idées reçues, il n'y a aucune nécessité de faire une assemblée de salariés ou de déposer un préavis à l'avance. Par contre, il est interdit à l'employeur de « casser une grève » en ayant recours à l'intérim (art. L.124-2-3 du Code du travail) ou à des contrats à durée déterminée (art. L.122-3 CT), et il ne peut embaucher des personnes sous contrat à durée indéterminée que si ces personnes peuvent être gardées après la fin de la grève ; par contre, il peut avoir recours à des bénévoles ou à des entreprises extérieures.

Cependant ce droit a des limites : la jurisprudence distingue les grèves licites des grèves illicites. Sont illicites notamment les grèves politiques (car elles créent un préjudice à l'entreprise alors que celle-ci n'est pas en cause), certaines formes de grèves répétitives (grèves perlées, grèves tournantes...) considérées comme un abus du droit de grève. La loi fixe par contre des modalités plus restrictives pour les services publics, dans ses articles L.521-2 à L.521-6 (voir ci-dessous).

La grève consiste à cesser le travail de manière concertée et collective, et elle s'accompagne parfois de piquets de grève, visant à convaincre les salariés non-grévistes de rejoindre la grève. Ceux-ci sont légaux dans la mesure où ils ne sont pas accompagnés d'occupation ou d'un blocage total de la production (en empêchant les salariés non grévistes de disposer de leur outil de travail, le plus souvent). En effet, ces dernières formes d'action heurtent un autre principe constitutionnel, celui de la liberté du travail, et sont passibles de sanctions pénales (Cass. soc., 8 déc. 1993, n° 81-14238).

Dans les services publics, une loi a instauré en outre une obligation de préavis de cinq jours et interdit les grèves tournantes (loi du 31 juillet 1963). La controverse sur les grèves dans les services publics vient du fait qu'il y a conflit entre le droit de grève et le principe de continuité du service public, qui sont deux principes à valeur constitutionnelle que les tribunaux doivent concilier (Décision n° 79-105 DC du 25 juillet 1979).

Certains, notamment parmi les syndicats de salariés, arguent que ces grèves ont précisément pour but de défendre les missions et la qualité du service public ce qui passe aussi, selon eux, par la défense des conditions de travail. En effet, des salariés travaillant dans des conditions qu'ils jugent mauvaises exercent moins bien leur travail. De ce point de vue, les grèves dans les transports en commun, les grèves postales défendraient aussi les intérêts des usagers en tendant à améliorer la qualité du service public. Mais les usagers restent divisés, entre d'une part ceux qui soutiennent les revendications des grevistes et ceux qui estiment soit que leur interêt à court terme prime sur celui des salariés soit qui sont opposés aux revendications des salariés.

L'instauration d'un service minimum dans les transports en commun, et plus généralement dans les services publics, est souvent proposée par les partis de droite. Cette mesure, que certains considèrent comme démagogique, serait en contradiction avec le droit de grève qui est un des droits fondamentaux des salariés. Jusqu'ici, le législateur n'a pas su trouver une formule conciliant ce droit et celui de continuité du service public. Certains pays européens, notamment l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie ont adopté des lois assez contraignantes en la matière.

A l'opposé du principe de service minimum qui est de nature a envenimer les relations entre la direction et les salariés, se développe dans les transports publics (en premier la RATP puis la SNCF) des dispositifs de prévention des conflits qui ont pour objectif via la discussion de résoudre les conflits sans passer par la grève. Ce dispositif ne remet pas en cause le droit de grève mais a pour objectif de résoudre les conflits par la discussion et le compromis. D'autres pointent la non applicabilié de ces mesures (les grèves auraient lieu qu'elles soient légales ou non[2] et une loi instaurant un service minimum provoquerait très probablement de grosses grèves) et serait probablement censurée par le conseil constitutionnel.

Certaines professions n'ont pas le droit de grève, ou un droit restreint : gardiens de prison, gendarmes, militaires, pompiers… Dans d'autres professions (santé...), les personnels grévistes peuvent être réquisitionnés.

Les étudiants et lycéens, bien que n'ayant pas le droit de grève (ils ne sont pas salariés), utilisent parfois ce moyen pour être entendus comme ce fut le cas en France de certains d'entre eux lors du mouvement contre la loi pour l'égalité des chances.

« Si une personne sort des champs et se met sur un piquet de grève, ne serait-ce qu'une journée, elle ne sera plus jamais la même. La ligne de piquet est le meilleur moyen d'éduquer les gens ». César Chavez.

Liens externes :

  • Le droit de grève sur vie-publique.fr
    statistiques sur les conflits sociaux en Europe


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    MessageSujet: Re: Fiche : grève   Dim 1 Fév - 19:46

    La grève est depuis le XIXe
    siècle une action collective consistant en une cessation concertée du
    travail par les salariés d'une entreprise, d'un secteur économique,
    d'une catégorie professionnelle ou par extension de tout autre personne
    productive, souvent à l'initiative de syndicats. Cette action vise à
    appuyer les revendications des salariés en faisant pression sur les
    supérieurs hiérarchiques ou l'employeur (chef d'entreprise ou patron),
    par la perte de production que la cessation de travail entraîne. Il
    s'agit d'une épreuve de force : le gréviste n'est pas rémunéré
    cependant que l'employeur ne produit plus et perd de l'argent.
    Le statut juridique des actions de grève est variable
    selon les pays, de l'interdiction pure et simple (en particulier dans
    les dictatures), à l'encadrement réglementaire ou législatif. Dans les
    pays où la grève est légale elle est en général interdite à certaines
    professions comme les militaires, les pompiers professionnels ou encore
    les policiers.
    Origine du mot grève ?Le mot français « grève » tire son nom de la place de Grève
    à Paris. Cette place, située en bord de Seine devant l'hôtel de ville,
    était un des principaux points d'accostage des bateaux, car bordée
    d'une plage de sable. Les hommes sans emploi y trouvaient une embauche
    facile pour les chargements et déchargements.La grève implique en premier lieu l'arrêt du travail. Elle peut par ailleurs se concrétiser par le blocage de l'outil de production,
    par des mesures destinées à gagner l'opinion publique (salariés d'EDF
    qui reconnectent les déconnectés ou basculent les compteurs en tarif de
    nuit, salariés de France Télécom qui permettent des appels
    gratuits...), par des manifestations, et dans certains cas par des
    actions illégales voire pénalement répréhensibles, comme le chantage
    environnemental ou la séquestration de membres de la direction. La
    grève ne prend pas nécessairement une tournure aussi spectaculaire ; il
    peut s'agir tout simplement d'un arrêt de travail de quelques heures,
    par exemple pour faire remonter à la direction un conflit avec
    l'encadrement.
    Quels types de grève ?

    • grève tournante
      : grève concertée entre tous ou une partie des salariés qui se relaient
      pour faire la grève de façon à ce que les effectifs de travail ne
      soient jamais au complet sans trop de pertes de salaire.
    • grève
      perlée : se traduit par un ralentissement volontaire de l'activité. Ce
      n'est pas une grève au sens juridique du terme, mais une inexécution de
      ses obligations contractuelles de la part du salarié. Ce type d'action
      est illégal en France.
    • grève du zèle : consiste à appliquer les
      règlements dans leurs moindres détails. Avantage pour le gréviste : il
      réalise son travail, donc cette action est licite (cas des douaniers ou
      des professionnels pour lesquels la grève est interdite) et il perçoit
      son salaire, mais il fait tendre sa productivité vers zéro. En France
      la grève du zèle est illicite.
    • grève sauvage : cessation
      collective, volontaire et concertée du travail, en dehors de toute
      consigne syndicale, par des salariés refusant d'astreindre leurs
      revendications au seul cadre de leurs préoccupations professionnelles.
    • grève
      générale : grève regroupant l'ensemble ou la grande majorité des
      travailleurs d'un pays autour des mêmes revendications principales.
    • grève de la faim
      : méthode parfois utilisée dans des cas particulièrement tragiques, par
      exemple par des sans papiers ou des prisonniers désespérés ; elle a
      généralement un caractère politique. Il existe aussi des grèves de la
      soif.
    • « grève à la japonaise » : cessation collective du
      travail où les grévistes mécontents portent un brassard durant leurs
      heures de travail ; ils affichent parfois leurs revendications.
    • grève solidaire
      : cessation collective du travail d'une partie des salariés visant à
      soutenir, par solidarité, les revendications d'une autre catégorie de
      travailleurs en grève.
    • grève avec piquets de grève : les
      grévistes se réunissent devant le lieu de travail. Dans le cas où le
      piquet de grève empêche physiquement les non grévistes d’aller
      travailler, ce type de grève est illicite en France.
    • grève avec occupation
      : conflit collectif du travail au cours duquel les salariés grévistes
      occupent les locaux ; les premiers cas en France ont eu lieu durant les
      grèves de 1936, qui ont abouti à l’obtention des congés payés.
    • La
      grève politique : ce type de grève se donne pour objet, non d’infléchir
      la position prise par l’employeur sur des revendications
      professionnelles mais d’affirmer une position politique. En France, la
      grève politique est rattachée d’un point de vue légal à un « usage
      abusif » du droit de grève (même si en pratique elle est en fait
      parfois autorisée).
    • La grève de 59 minutes.

    Travailleurs, comme disait
    Barbara
    : le temps perdu ne se rattrape plus :

    Travailleurs de tous pays : comptez-vous !



    >> http://www.lepost.fr/article/2009/01/28/1402788_c-est-quoi-la-greve.html
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    MessageSujet: Re: Fiche : grève   Dim 1 Fév - 19:51

    Et "sd" ça veut dire quoi ?
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    joss56
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    MessageSujet: Re: Fiche : grève   Dim 1 Fév - 21:54

    ..Sans Donnée ..je suppose ...mais pk?
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