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 Pouah!!!

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Pierre-B
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Masculin Nombre de messages : 1
Age : 51
Ville : Limoges
Date d'inscription : 14/09/2011

MessageSujet: Pouah!!!   Mer 14 Sep - 21:20

Elévons-les !
« Le seul homme à ne jamais faire d’erreur , est celui qui ne fait rien » . Théodore Roosevelt , 1858 – 1919

La critique est aisée mais l’art est difficile (maxime de morale)


Rien de ce qui mérite être su ne s’enseigne (Oscar Wilde)


Compte-tenu de ce que l’intéressée a été dûment convoquée et a été présente lors de la réunion de la commission administrative paritaire compétente le 30 juin 2008 ;
Considérant que la commission administrative paritaire départementale a été régulièrement entendue le 30 juin 2008 ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable de dispenser un enseignement adapté à ses élèves dans la respect des programmes , et en prenant en compte leur niveau ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’instaurer un dialogue avec ses élèves comme avec leurs parents , ce qui aggrave les problèmes qu’elle rencontre dans la conduite de sa classe ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’ établir un dialogue avec ses collègues , d’écouter les conseils des tuteurs pédagogiques , de prendre en compte les remarques faites par les inspecteurs ;
Considérant l’incapacité de Melle Catherine BOUTY à modifier son comportement
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est refusée à envisager toute possibilité de reclassement dans une autre fonction ;
Considérant qu’une telle carence pédagogique , aussi profonde et irrémédiable ne saurait être tolérée dans l’intérêt du service , et qu’il convient d’en tirer les conséquences ;

ARRETE

Melle Catherine BOUTY , professeur des écoles affectée à l ‘école élémentaire Jean le Bail à Limoges , est licenciée pour insuffisance professionnelle à compter du 1er septembre 2008 .
Melle Catherine BOUTY percevra une indemnité de 27 222 euros* qui sera versée dans les conditions prévues à l’article 61 du décret du 16 septembre 1985 susvisé .

* « euro » est invariable , toutes les langues ne faisant pas leur pluriel en « s » .

J’ai écrit ce livre avec plusieurs objectifs :
- il ne faut pas que mon histoire se perde .
- c’est une chose que j’avais promise à un inspecteur .
- je ne suis plus tenue au devoir de réserve …
- c’est la seule façon de me défendre , autrement , je ne suis pas écoutée .

Ce ne sera qu’un livre de plus mettant en cause l’enseignement . C’est inquiétant . Et révélateur de l’impasse dans laquelle est l’école au vingt et unième siècle .






GRANDEUR ET DECADENCE DE L’ECOLE . DE LA TOUTE PUISSANCE
- du directeur
Le directeur n’est pas le supérieur hiérarchique des autres enseignants de l’école. Il n’est que le relais entre les enseignants et l’administration ...en théorie.
Sur le terrain , le directeur va dans les classes , voit le travail de chacun , observe , note les dires et actes des collègues, leur vie privée… et en informe l’inspection , par écrit ou par oral , peu importe.
Considéré comme un super enseignant , ayant deux casquettes, le directeur sera toujours écouté. Ne voulant pas de vagues dans son école , il sera toujours du côté des parents , voire , même, les incitera à écrire à l’IA, IA = Inspecteur d’Académie (Vous retrouverez les significations des abréviations en fin d’ouvrage)

- des parents
Si vous voulez que votre enfant passe en classe supérieure , alors que son travail est très médiocre , et que son instituteur préconise son maintien , voici le recette:
Une bonne dose de mensonge,
Pas mal de malhonnêteté,
Énormément d’hypocrisie et de mauvaise foi,
1 – critiquez l’enseignant et l’école devant votre enfant.
2 – soutenez toujours votre enfant , quoi qu’il ait pu faire : le pauvre petit , il est si jeune , si innocent ...
3 – inventez une histoire sur l’enseignant ( plus c’est gros mieux ça passe) : grossièretés, exercices trop durs , pas assez (ou trop) de devoirs , a une dent contre votre enfant …
4 – prenez votre plus beau stylo et écrivez à l’IA , avec quelques fautes d’orthographes (voire beaucoup) ou de langue : ça apitoie. En n’oubliant pas de menacer d’une grève des parents ( même si vous êtes seul) ou d’une manifestation.
Vous êtes sûr que la sauce va prendre : un IA ne veut pas de vagues (lui aussi a des supérieurs) et dans l’histoire , c’est forcément l’instit le seul et unique fautif.

- des médecins
Si les parents se plaignent , c’est que l’instit ne va pas bien : il doit donc aller voir un médecin de l’administration. Bien planqué dans son bureau , ce dernier est un administratif avant d’être un médecin. Il a reçu des ordres. Son rapport est déjà écrit avant même la rencontre. Immanquablement , il enverra l’instit voir un psy . Ce dernier vous recevra pendant 3 minutes : agréé pour 3 ans par l’administration , et voulant renouveler son agrément ( car ces « expertises » sont très lucratives) le rapport est là aussi rédigé d’avance. Il vous met systématiquement en congé « pour vous protéger de l’administration » . Et voilà comment on monte un dossier , médicalement artificiel et faux , dossier qui poursuit l’instit toute sa carrière et peut servir de prétexte à une procédure administrative de mise à la retraite anticipée.

L’IEN (inspecteur de l’éducation nationale) , voire l’IA se déplacera (il ne peut pas faire autrement) , ne notera que le négatif d’une classe (il y en a toujours un peu) reprochant à l’enseignant d’avoir fait blanc alors qu’il faut faire noir. Un autre IEN peut venir et dire qu’au lieu de faire noir , il faut faire blanc, peu importent les contradictions. Ces super chefs (qui ont du quitter leur poste sur le terrain tellement ils y étaient performants , à supposer qu’ils viennent de l’enseignement) ne se remettent jamais en cause . Ils se réfugient derrière les instructions officielles , ou les programmes qui changent tous le 3-4 matins. Quant au positif ( il y en a toujours un peu), il sera éludé : l’IEN n’est là que pour la forme , et comme le dit le proverbe : « qui veut noyer son chien… » peu importe l’élève ( pourtant « au centre du système ») , l’IA , faible et trouillard, sort son parapluie , sa petite carrière avant tout…

Le seul qui n’a aucun pouvoir (même pas sur les élèves) c’est … l’enseignant . Lui , il ne fait qu’être devant les élèves, les porter à bout de bras , les faire progresser , essayer de leur apprendre quelques règles de la vie collective , leur donner des repères que ni la famille ni la société ne leur donnent souvent plus , et parfois leur faire entrer dans la tête quelques connaissances , si on peut en dégager des programmes (!!!) qui portent plus sur l’ « être » plus que sur le « savoir ».
C’était pourtant la mission première de l’école : la transmission du savoir. C’était …

CE SCHEMA SE REPRODUIT pour la troisième fois pour moi: une mère , n’acceptant pas le possible maintien de sa fille , a écrit à l’IEN des accusations que je peux démonter point par point par des preuves matérielles . La mère était soutenue par la directrice qui a fait un rapport (si pas écrit au moins oral : l’IA me l’a confirmé). On me reproche mon dossier du passé (à chaque fois l’avenir a donné tort à ces accusations). On me menace (congés , licenciement) , le soir des vacances , bien sûr . On est venu m’inspecter trois fois. Le dernier rapport , qui ne voit que le négatif , est rédigé en terme injurieux et insultants ( le syndicat , inefficace , m’a pourtant dit de le signer) . Les deux premiers rapports comportent des erreurs prouvables . On m’a envoyé des conseillers pédagogiques… dont j’attends encore les conseils (seulement écrits dans leurs rapports à l’IA) .

Les collègues ne comprennent pas cet acharnement, aucun ne voit mes élèves ignorants (nous faisons des décloisonnements = échanges d’élèves entre classes).
Je ne suis pas la seule à qui la directrice s’en prend.
Une collègue se permet de supprimer les récréations , de laisser les élèves seuls dans la classe (pour aller discuter plus loin) , de ne pas assurer sa surveillance de cour… : fautes professionnelles… aucun reproche (la directrice se bouche les yeux et les oreilles) .
Colère, brimée , découragée.


Voici mon histoire…

Tout a commencé dans un petit village de la Creuse , alors que j’enseignais depuis 5 ans , entre une collègue ancienne intermittente du spectacle ayant exercé dans la commune en tant qu’animatrice à la radio locale , et une mairesse qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez , et qui se fait manipuler.
L’année précédente , j’avais exercé en IME (Institut Médico-Educatif , donc dans l’enseignement spécialisé pour déficients intellectuels, ou je n‘étais pas à ma place ) . Cela s’est su , le raccourci a été fait : élèves débiles = instit débile . Mon père est handicapé physique : je suis donc débile …Elle me qualifiera de « petite sotte » et « d’imbécile » et fera croire que si j’ai eu ce poste c’est parce que l’IA ne savait pas quoi faire et s’est débarrassé de moi en me nommant à R. (propos tenus en commission des finances municipales le 13 janvier 2000 !) .J’étais cataloguée .
« On« ne cherche pas à se renseigner , « on » juge sur des apparences . Mais les apparences sont souvent trompeuses . Mon père a eu son CAPES d‘anglais en 1957 , reçu trente quatrième sur cent huit , et à cette époque-là , les diplômes valaient quelque chose . Il a été prof pendant trente sept ans , dont trente cinq dans le même lycée .
La collègue , pour justifier sa reconversion dans l’enseignement , essaye d’éblouir les parents. Elle mène les élèves à coup d’insultes , de vexations , d’humiliation et de grands coups de pieds aux fesses… Et ça marche !!! Les parents y croient : quelle bonne instit ! La mairesse aussi. Il y a même failli avoir une ouverture de classe ! !
Dans le courant de l’année , je suis inspectée : ma note est augmentée de 3,5 points !! L’année se passe , sans incidents .
A la rentrée suivante , la collègue est nommée dans un village voisin , mais ne déménage pas ; et le collègue du village voisin est nommé à sa place : ils échangent donc leur poste.
Les parents éblouis (par son aplomb et son culot surtout) ne veulent pas que leurs petits soient privés d’une si bonne maîtresse … les élèves changent d’école. Mais tous ne la rejoignent pas : beaucoup d’enfants sont scolarisés dans le département voisin , depuis des années . Le phénomène s’accentue alors .
Au moment de la carte scolaire , il y a menace de fermeture de classe . Pourquoi ?
La mairesse lance une « enquête » . Elle dira , en conseil municipal auquel j’assiste régulièrement , qu’ « il faut que les parents y répondent , car il se passe des choses , pas du côté maternelle , mais de l’autre côté » : nous sommes deux à être visés.
L’enquête ne donne rien. Aucune levée de boucliers contre un instit ou un autre , et surtout pas contre moi , comme elle l’espérait … Mais les parents se posent alors des questions . Ils organisent une réunion … où chaque enseignant sera passé au crible .
Pour moi , on me reproche un peu de chahut ( précisons que cette année là , j’avais 8 élèves : on peut se permettre un peu de « bruit » avec un tel effectif) , mais les apprentissages se font. Ceux de la maternelle donnent satisfaction !!! (mais on aimerait bien changer de têtes) . Le nouveau collègue est critiqué et accusé d’ivrognerie. Une lettre à l’inspection en ce sens a été arrêtée par les délégués des parents d ‘élèves. Il organise une réunion . Les parents sont calmés , mais il ne change pas ses méthodes .
Ajoutons à cela un employé communal , pistonné , qui vient systématiquement aux récréations aborder un groupe d’élèves filles . J’en informa la mairesse et lui demande que cela cesse.
Elle ne cesse alors d’harceler l’inspection pour que je parte , m’accusant de faire fuir les élèves.
Ce sera fait : l’IEN m’en informe à la sortie de juin , alors que l’IA voulait attendre la rentrée . A la rentrée suivante je suis déplacée (sans que ce déplacement soit officiel) sur un poste bidon , qui n’aura pour but que de me mettre en difficulté . Je suis traitée de façon inqualifiable par le directeur , et à la fin de mon remplacement de quatre mois , il m’agresse physiquement et verbalement . Puis il écrit un rapport diffamatoire .
Ce qui me vaut l’année suivante d’être mise en congé longue maladie (laquelle , je l’ignore : les psy ont reçu des ordres et y obéissent).
L’année suivante , je change d’école . Les parents se méfient (j’ai acquis une réputation !) mais la directrice calme le jeu en reconnaissant que je suis victime de harcèlement de la part des parents.
Partant à la retraite , elle est remplacée par un directeur , qui lui ne se gène pas . C’est qu’il a atterri là par ce que sur son poste précédent , il avait trop les parents contre lui . Pour détourner l’attention , il me charge à bloc , avec la complicité de tous les collègues , surtout d’une qui prend sa retraite à la fin de l’année . Elle écrira une lettre m’accusant d’avoir abîmé l ’ ordinateur de la bibliothèque ou d‘avoir pris du matériel . Ce qui est faux bien sûr, mais personne ne le vérifiera : ses propos seront pris pour argent comptant . A moi , bien sûr , on ne demandera rien: accusée sans être informée et sans possibilité de me défendre .
Tous ces courriers et rapports , on les a utilisés contre moi sans les porter à ma connaissance ; ils ne m’ont été communiqués que bien des années après, en juin 2007 , quand j’ai moi-même demandé à voir mon dossier . J’y ai alors découvert des choses effarantes , entre autre , un compte rendu de réunion de parents ( l’année ou on m’a mis en congé en janvier) digne d’un rapport de tribunal dans sa formulation . Mais dans un tribunal , l’accusé à le droit de se défendre et de s’expliquer . Ce droit m’a été refusé : ne seraient-ils pas sûr de leurs accusations ?
Re-belote , je suis à nouveau mise en congé ...au mois de janvier. La remplaçante n’a pas rendu les élèves plus intelligents , leur niveau est resté identique . Ceux qui devaient redoubler avec moi ont redoublé avec elle .
Il faut également signaler des événements étranges : la première année , ma voiture n’a cessé d’avoir panne sur panne (jamais avant , jamais après le séjour dans ce bourg) . Puis la deuxième année , n’ayant plus ma voiture , c’est mon électricité (et donc mon chauffage) qui n’a cessé de disjoncter , toujours pendant le week-end , quand je n’y suis pas : cela a cessé quand un boîtier de protection a été posé sur le disjoncteur du couloir, contre les mains malveillantes !!!
J’obtiens ma mutation pour la Haute – Vienne en 2004 .
Mais l’inspecteur de la Creuse attend novembre (alors que je l’ai demandé depuis avril) pour lancer la procédure de réintégration après mon congé imposé.
Je fais la rentrée , puis environ 2 semaines de classe , avant que l’inspection de la Haute-Vienne s’en aperçoive . Je reprends donc réellement la classe qu’à la mi-janvier 2005.
L’année se termine bien . Au dernier conseil d’école , le directeur dira qu’il aurait aimé que je reste , que je me suis parfaitement intégrée dans l’école .
A la rentrée 2005 , je suis nommée dans une école de banlieue défavorisée. J’y arrive en même temps que la directrice , nouvelle elle aussi. Elle prenait la suite d’un directeur très critiqué qui a pris sa retraite .
Cette directrice , a un caractère très spécial . Au lieu d’être fédératrice , et de jouer le rôle d’un chef d’orchestre , elle « divise pour mieux régner » et est la reine des réflexions déplacées et humiliantes contre les collègues : elle n’est pas aimée et tout le monde se méfie d’elle . Malgré tout , l’année se passe sans heurts , ou à peu près . La mère d’un élève que je voulais faire redoubler l’a agressé en fin d’année , d’où procès … m’en a –t-elle voulu ? Je n’y suis pour rien si la mère a eu un accès de colère . La directrice n’a pas les nerfs assez solides pour être directrice !
L’école passe en ZEP à la rentrée suivante. Personne ne nous a demandé notre avis , n’y même si nous voulions y rester ou pas .
J’avais prédis que ce passage en ZEP était une catastrophe ; cela s’est avéré juste :une déferlante d’intervenants s’est abattu sur l’école , ce qui n’a eu pour effet que démultiplier les problèmes : les élèves n’avaient plus de référents fixes , ils devenaient nomades allant d’un adulte à un autre , sans comprendre pourquoi , ni à quoi cela servait. L’école est devenue un hall de gare . Je n’ai quasiment pas pu faire une séance sans être interrompue . Non seulement par les intervenants , mais aussi pour répondre en toute urgence à une enquête de ceci ou une statistique de cela , pour lesquelles il fallait interroger les élèves . Cela n’étant bien évidemment pas propice au travail et ne favorisant pas les apprentissages . Que d’agitation !!! Pour quel résultat ???
Sans oublier l’étiquette que cela a mis sur l’école . Aujourd’hui , les meilleurs de mes élèves en sont partis .
Au cours de cette année j’ai été inspectée trois fois : en octobre ( puis j’ai eu une promotion au choix ), puis en novembre et enfin en avril , après un courrier de parents , courrier qui se contredit entre le début et la fin , et d’une niaiserie incroyable , écrit deux jours après un entretien de la mère avec la directrice. Contactés par mes soins , les délégués des parents d’élèves ne sont au courant de rien . Ils croient que j’ai quitté volontairement ma classe . Je remets les choses au point . Il faut signaler ici que sur les douze délégués des parents , six sont des parents de ma classe : bizarre dans ces conditions là qu’aucun ne soit au courant . Tout a bien été étouffé , fait dans le dos de tout le monde . Cela ressemble fort à un complot .
Entre temps , j’avais eu droit à la visite de la conseillère pédagogique ,qui a écrit des rapports (ce qui n’est pas habituel , mais elle avait reçu des ordres) alors que mes séances n’ont jamais fait l’objet de quelque entretien que ce soit .
Un après midi , je vois débouler dans ma classe l’IA accompagné de l’IEN . Nous commencions alors une évaluation . Que faire ? Je décide de continuer ce que j’avais prévu . Bien évidemment, rien de ce que je fais ne leur convient : je peux faire n’importe quoi , cela ne va jamais , tout est dénigré . Je suis convoqué à l‘inspection deux jours après . Dans l’après midi avant cet entretien je reçois un coup de téléphone de la conseillère pédagogique qui est avec ma remplaçante (!!!) et me demande quelle méthode de lecture j’utilise (en fin des CE1 !!!) : qu’a-t-elle observé lors de ces visites ??? La directrice me reprend les clés de l’école aussitôt .
Je demande immédiatement à la rectrice que le niveau de tous les élèves de CE1 de l’école soit évalué : bien sûr , rien n’est fait : « on » craint trop les résultats .
Je suis retirée de mon poste, l’IA m’interdit de retourner dans cette école ! Je suis libre de me promener où je veux ! La véritable raison est qu’il faut cacher , étouffer .
Je suis mise alors en école d’application (école ou on forme les enseignants) jusqu’à la fin de l’année , avec , comme recommandation , d’aller voir le médecin de l’administration . L’IEN me harcèle , vient me voir , en privé , sans témoin , pour me faire du chantage « vous y allez ou on lance la procédure » . Puis , ce sont les incessants coups de téléphone , ponctuant la journée de leur insistance lourde ...
Chat échaudé craint l’eau froide . Je n’y vais pas . Cette insistante est suspecte .
A la rentrée suivante , j’ai un poste . A la première seconde de la pré-rentrée , je suis cueillie sur mon lieu de travail par trois IEN (dont un stagiaire) et mise en congé d’office . Au bout de trois mois , l’IA est obligé des me « réintégrer » c’est le règlement , mais pas dans ma classe (prise entre temps par une instit en surnombre ) , non , dans la BCD (bibiothéque scolaire) . Un placard, avec au milieu une chaise et quelques vieux livres démodés dont plus personne ne voulait depuis bien des décennies.
La seule chose que j’avais à faire était d’observer les classes ,en passant dans les couloirs , car les portes m’étaient fermées : observation instructive . Les élèves sont insultés , traités d’idiots , l’éducation donnée à la maison est dénigrée (« aucune éducation , ça , à la maison ») , les élèves sont frappés , ou laissés seuls dans les couloirs porte de la classe fermée , ou dans les classes , le temps que la maîtresse aille aux toilettes ou faire des photocopies : quel repère d’organisation pour les enfants ?! Les classes sont souvent en pagaille , des élèves sifflent , ou jettent des crayons à travers la classe , ou baissent leur pantalon … Sans parler du niveau scolaire : ne pas savoir en fin de CP que P et A fait PA me semble extrêmement grave.
A la toute fin juin , l’IA convoque un conseil de discipline : pour ou contre le licenciement . Il a convoqué des témoins : ni mon avocat ni moi n’étions au courant . Le directeur de l’école d ‘application n’a pas été convoqué : à la retraite , il n’est plus aux ordres de l’inspecteur … car le conseil de discipline n’est formé que par des subordonnés à l’IA !!! Ils font ce qu’il dicte.
Le 17 juillet , en pleines grandes vacances , je reçois ma lettre de licenciement . La situation est bloquée jusqu’à la rentrée.
Aucun reclassement ou emploi ne m’est proposé .
Les ASSEDIC ne peuvent pas me verser d’allocations chômage , vu que je viens de la fonction publique . Ce n’est qu’à la mi-septembre , après un courrier des ma part au rectorat , que je reçois les papiers pour avoir cette allocation « sous réserve de remplir les conditions » , trop tard, ce document aurait du être joint à la lettre de licenciement par obligation légale , une fois de plus nous sommes en plein arbitraire , démontrant une fois de plus la réelle volonté de nuire de la part de l’IA . Donc privée de mes droits je n’ai pas un centime .
J’attends la mise en place du nouvel inspecteur , car bien sûr celui qui m’a licenciée a attendu juste avant sa retraite pour me sanctionner : il ne veut pas assumer les conséquences d’un acte injustifié et disproportionné.
Hors , le nouvel IA délègue tout son travail au secrétaire général , qui connaît bien mon dossier : c’est lui qui menait les interrogatoires lors du conseil de discipline ...

Précision importante , l’IA partant connaît bien le petit village de Creuse …et surtout Mme son maire , vous voyez ce que je veux dire !

...

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