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 Réforme du lycée : ce qu'en disent les associations de profs

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AuteurMessage
taddeus
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Masculin Nombre de messages : 346
Age : 25
Ville : Bordeaux
Date d'inscription : 19/12/2007

MessageSujet: Réforme du lycée : ce qu'en disent les associations de profs   Jeu 31 Déc - 15:20

ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE MATHÉMATIQUES DE L'ENSEIGNEMENT PUBLIC
Citation :
L’APMEP est très inquiète sur le devenir de l’enseignement scientifique en général et des mathématiques en particulier dans le projet de réforme rendu public le 19 novembre.

Considérant que

- L’horaire proposé de 4h de mathématiques en 1er S est totalement inacceptable et se trouve complètement inadapté à cette série qui doit devenir davantage scientifique afin de perdre son caractère unanimement décrié de série élitiste,

- La disparition de l’option mathématiques en 1er ES va contribuer à éloigner les élèves intéressés par les mathématiques et l’économie,

- L’option mathématique en série L, proposée en parallèle avec le latin et le grec, ne permettra pas aux élèves littéraires aptes et intéressés par un enseignement de mathématiques, de suivre une formation mathématique solide que leurs études supérieures rendent incontournable. La proposer en seconde option permettrait de compenser le déficit de l’horaire global de la série L,

- Une formation scientifique citoyenne est nécessaire à tous les élèves,

L’APMEP déclare que

- Le rééquilibrage des séries est un objectif nécessaire qui ne sera pas atteint avec les modalités de cette réforme,

- Le recul très important de la part de l’enseignement scientifique dans toutes les séries n’est pas admissible.

L’APMEP demande que soit revus à la hausse l’horaire et la place de l’enseignement scientifique et mathématique conformément aux propositions que nous avons envoyées au Ministre dès le 20 novembre 2009.
On peut aussi aller voir le communiqué de l'IREM à ce sujet :
http://www.apmep.asso.fr/IMG/pdf/Reforme_lycee_-_Avis_CS-IREM.pdf


UNION DES PROFESSEURS DE PHYSIQUE CHIME
http://www.udppc.asso.fr/national/attachments/009_udppc.Communique%2025%2011%202009.2009-11-26-7-34-35.pdf

ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE BIOLOGIE-GEOLOGIE
http://www.apbg.org/qdn/documents/sncl_APBG08.pdf
Mais aussi : http://agir.unblog.fr/files/2009/12/textevotejn.jpg

ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DE L'ENSEIGNEMENT PUBLIC
http://www.appep.net/actu/Motion_reforme_lycee.pdf

ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE LANGUES VIVANTES
Citation :
Le président de la République a présenté les enjeux et les objectifs de la réforme du lycée mardi 13 octobre 2009. Et le Ministère de l’Éducation Nationale vient de sortir un document de présentation téléchargeable sur son site.

Les langues étrangères sont présentées dans le chapitre : Mieux s’adapter à son époque : Pour un lycée qui favorise l’apprentissage des langues étrangères

Constat de départ du ministère :

Les bacheliers maîtrisent mal les langues étrangères, notamment à l’oral

* Alors que les langues étrangères sont indispensables pour être un acteur du monde d’aujourd’hui.
* Alors que les langues étrangères sont un des principaux critères de sélection pour accéder aux filières d’excellence et à l’emploi.
* Alors que les langues étrangères sont indispensables pour les échanges scientifiques, culturels et professionnels.

Le but envisagé :

Des bacheliers qui parlent les langues étrangères

* Offrir aux lycéens une formation leur permettant de maîtriser tant à l’oral qu’à l’écrit au moins deux langues étrangères, dont l’anglais.
* Favoriser les échanges européens et internationaux.

Les mesures proposées par le Ministère pour y arriver :

- Généraliser l’apprentissage des langues étrangères en groupes de compétences
- Développer les enseignements en langues étrangères (histoire, sciences…)
- Poser le principe que chaque établissement doit nouer un partenariat avec au moins un établissement européen
- Favoriser les séjours linguistiques au cours de la scolarité et les valoriser dans le cursus de l’élève
- Renforcer l’apprentissage oral des langues étrangères grâce à l’usage des nouvelles technologies
Remarques de l’APLV :

Les Français maîtrisent-ils plus mal que d’autres les langues étrangères ? L’APLV s’est déjà exprimée à plusieurs reprises sur ce sujet :

Réaction de Sylvestre Vanuxem, ancien président de l’APLV, à l’article du journal Le Monde « Les étudiants français toujours aussi nuls en anglais »

Lettre ouverte du Président de l’APLV au Nouvel Observateur en réponse à l’article paru le 25 octobre 2007

Établir une échelle de valeur est délicat : il faut à la fois comparer les performances des français dans diverses langues de difficultés inégales pour un Français, et aussi comparer les performances, pour une langue donnée, des Français avec ceux de natifs d’autres langues.
Mais en tant qu’enseignants de langues vivantes, nous sommes bien d’accord avec notre ministère et voudrions que nos élèves soient meilleurs en langues. Et nous voulons aussi offrir une meilleure formation à nos élèves et leur permettre à tous de pouvoir entrer en contact avec des personnes parlant d’autres langues.

Les mesures proposées vont pour beaucoup dans le sens de ce que nous demandons. Mais il manque une rubrique essentielle : par quels moyens allons-nous y arriver ?

À qui le Ministère veut-il faire croire qu’il va réaliser ses propositions à moyens constants ?

- Pratiquer l’oral avec des groupes de 35 ou plus en lycée est-il un objectif réaliste ? Les épreuves de langues au baccalauréat devraient systématiquement inclure une épreuve de réception de l’oral et une épreuve de production orale, de manière à sensibiliser les élèves à l’importance de la langue orale.
La compréhension de l’oral qui avait été introduite de façon expérimentale au bac STG en 2007, mesure que les professeurs de langues vivantes avaient approuvée, en a été retirée au bac 2009 [1]. Les raisons de ce revirement n’ont jamais été clairement exposées. Pourra-t-on enfin avoir un suivi des expérimentations avec publications des bilans ?

- Mettre en place des groupes de compétences devra s’accompagner d’une formation des enseignants français au travail collaboratif, à une refonte des services intégrant les temps de concertation nécessaire des équipes disciplinaires et une sédentarisation des enseignants dans l’établissement qui nécessitera de leur attribuer un espace de travail avec un bureau pour qu’ils puissent travailler sur place.

- Développer les enseignements en langues étrangères (c’est à dire multiplier le nombre de SELO [2]) va nécessiter de former des enseignants et d’informer clairement les chefs d’établissement sur ce dispositif qu’ils connaissent mal. Nous renvoyons à cet égard au prochain numéro des Langues Modernes qui est consacré aux DNL et notamment à la formation des enseignants (n° 4-2009 à paraître fin décembre 2009).

- Pour ce qui est de favoriser les séjours linguistiques nous renvoyons à l’enquête dont nous avons publié les résultats en mai 2009 : ça va coûter cher et il faudra remotiver les enseignants qui ont dû ces dernières années abandonner des projets de voyages auxquels ils tenaient face aux difficultés administratives croissantes dans l’organisation.

- Les enseignants de langues vivantes sont les plus gros utilisateurs de Technologies de l’Information et de la Communication (qui ne sont plus guère "nouvelles") et ils travaillent souvent avec un matériel vite périmé et mal ou pas entretenu faute de personnel de maintenance en quantité suffisante. Il est à souligner que la majorité des enseignants se forment seuls à ces technologies en constante évolution, le nombre de stages proposés est insuffisant.

Quelques mesures que nous aurions aimé voir dans les bonnes intentions ministérielles :

- Les films systématiquement diffusés en VOST à la télévision, comme cela se fait dans beaucoup de pays.

- L’extension de l’exception pédagogique de façon à permettre aux enseignants de travailler avec leurs élèves sur des oeuvres cinématographiques de qualité sans avoir à payer des prix que les établissements ne peuvent pas se permettre [3] [4] .

- Un nombre d’heures d’enseignement dans la scolarité bien supérieur à ce qu’il est actuellement avec des effectifs moins nombreux et des enseignants mieux formés au niveau du primaire. Les enseignants du primaire disent eux-mêmes ne pas être formés à enseigner les langues vivantes. Il est effectivement difficile d’enseigner une langue qu’on maîtrise mal.
http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2740

ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE LETTRES
Citation :
Association des Professeurs de Lettres

MOTION
Sur le projet de réforme du lycée

Le Bureau de l'Association des Professeurs de Lettres a pris connaissance du projet ministériel de réforme du lycée, lequel, a tous égards, suscite son inquiétude.

L'Association des professeurs de Lettres exige le maintien au moins des horaires actuels en français et en langues anciennes. Elle condamne fermement la modularité des horaires : ils doivent demeurer totalement et strictement nationaux.

Elle demande qu'en Seconde l'un des deux enseignements d'exploration soit obligatoirement une langue ancienne, sauf pour les élèves ayant choisi un enseignement technologique et sans préjudice du maintien des langues anciennes parmi les options facultatives ; elle demande qu'une langue ancienne soit obligatoire en série L : à cette condition, il est envisageable que l'horaire de français en terminale soit réduit et consacré aux littératures contemporaines, notamment francophones. Elle rejette l'option d'exploration « littérature et société » et , plus largement, la tendance à disperser ou à appauvrir le cours de français par le découplage entre un enseignement de tronc commun et des enseignements de spécialité ou, a fortiori, entre langue et littérature. Elle exige que les programmes de français soient enfin refondus selon une approche globalement chronologique tout en assurant la diversité des genres étudiés ; elle demande que les programmes de langues anciennes privilégient l'étude de la langue et l'histoire littéraire.

Par ailleurs, l'APL demande que les cours de langues vivantes comporte effectivement, en série L, l'étude d'oeuvres étrangères dans la langue d'origine. Elle juge aberrant de restreindre la formation historique de ces élèves à l'époque contemporaine et recommande la création d'un cours complémentaire, propre à cette série, consacré à l'histoire ancienne, à l'histoire médiévale et à l'histoire moderne. Ce cours pourrait d'ailleurs constituer une option pour les séries ES et S. Elle estime enfin indispensable qu'un enseignement de mathématiques soit obligatoire en série L.
Paris, le samedi 12 décembre 2009
www.aplettres.org

ASSOCIATION DES PROFESSEURS D'HISTOIRE GEOGRAPHIE
http://www.aphg.fr/Revue%20de%20presse.pdf


Citation :
COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES PROFESSEURS D’HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE

Pour le maintien d’un enseignement obligatoire de l’Histoire et de la Géographie en classes Terminales Scientifiques

Après une consultation des bureaux de ses 25 régionales, l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie rejette dans le projet de réforme du Ministère de l’Education nationale la disparition d’un enseignement obligatoire d’Histoire et de Géographie pour tous les élèves de Terminale S.

Sachant que les élèves de Terminale S représentent actuellement plus de la moitié des effectifs des séries générales, sachant aussi que, pendant une bonne partie du XXe siècle, l’horaire d’Histoire et de Géographie était dans les sections équivalentes à la section S de 4 heures, sachant en outre que cet enseignement a été réduit aujourd’hui à 2 h ½, l’APHG condamne cette disposition de la réforme, qui constituera pour les futurs cadres de la Nation une régression intellectuelle dans leur formation générale.

En conséquence l’APHG demande un volume horaire hebdomadaire obligatoire de 3 heures (non optionnelles) avec un contrôle au bac en fin de classe Terminale comme les autres séries générales.

La sanction au Baccalauréat en fin de Première rendrait inopérant un enseignement en classes Terminales, ce qui créerait en outre une rupture avec la préparation à des concours scientifiques et commerciaux qui requièrent une compréhension du monde contemporain dans sa complexité.
Le Secrétariat Général de l’APHG
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Styxx
Invité



MessageSujet: Re: Réforme du lycée : ce qu'en disent les associations de profs   Sam 2 Jan - 22:50

Vraiment interessant je trouve. Il faudrait que nous lycéens approfondissiont les diférentes propositions afin d'en prendre les meilleurs (car toutes ne sont surment pas bonnes).
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Réforme du lycée : ce qu'en disent les associations de profs
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