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 Année de tous les dangers pour Chatel et Sarkozy

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MessageSujet: Année de tous les dangers pour Chatel et Sarkozy   Ven 4 Sep - 16:51

Un article de Ouest-France qui nous intéresse tout particulièrement, puisqu'il traite des mécontentements de la communauté éducative en cette rentrée et pointe les stratégies du gouvernement pour éviter l'embrasement.

Citation :
mardi 01 septembre 2009
La paix scolaire

C'est l'une des frayeurs du gouvernement. Voir resurgir dans la rue des mouvements de lycéens et d'étudiants. Pire, une révolte dans les banlieues, comme en 2005. L'état de l'économie, le chômage qui frappe aveuglément les jeunes, qu'ils aient ou non des diplômes, les tensions persistantes dans les cités avec les forces de police sont autant de signes inquiétants, qu'il faut conjurer au plus vite.

Pour cette rentrée scolaire, la lettre de mission du nouveau ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, paraît donc limpide. Réformer oui, mais sans agacer. Une gageure. L'an dernier à la même époque, son prédécesseur, Xavier Darcos, paraissait avoir la voie libre pour réorganiser le système éducatif et donner aux lycées un nouvel élan.

Quatre mois plus tard, sa réforme sombrait corps et biens. La contestation des lycéens, la crainte de la contagion, le sentiment d'une réforme mal bâtie, mal comprise et l'Élysée avait stoppé net le ministre. Faut-il pour autant, fataliste, en conclure que cette école de la République, dont chaque Français se sent l'héritier, est décidément irréformable ? Certainement pas.

Xavier Darcos a échoué par précipitation, défaut de dialogue, et du fait d'une double suspicion. Suspicion à l'égard du réformisme aigu qui s'empare des cabinets ministériels, et qui s'avère être avant tout de la communication politicienne. Suspicion surtout à l'égard des suppressions de postes décidées et programmées au plus haut sommet de l'État. Les réformes engagées n'auraient eu d'autre but, selon ses adversaires, que de justifier les économies budgétaires.

Un gâchis

Son successeur hérite de ce climat de doutes sur le sens des réformes. Et pourtant, les diagnostics ne manquent pas sur le système éducatif, le malaise des enseignants, l'ennui des élèves, l'inquiétude des parents. Qui ne rêve d'une école républicaine, juste, équitable, efficace ? Malheureusement, elle produit trop de sans diplôme et génère trop d'échecs à l'université. Un gâchis. La France va manquer de scientifiques, d'ingénieurs, de cadres... Non seulement son mode de sélection scolaire est cruel, mais son élitisme étroit joue désormais contre les intérêts du pays.

Le président de la République en a dressé lui-même le constat. « Un pays qui recrute ses élites dans 10 % de sa population, c'est tout simplement un pays qui se prive de 90 % de son intelligence. » Pourtant, en façade, le système éducatif s'est largement démocratisé. Le lycée classique, élitiste à souhait, a officiellement disparu depuis 1985. En fait, il survit, intact, avec la voie royale qui mène aux classes préparatoires et aux grandes écoles, celle de la série « S ».

Le nouveau ministre va devoir résoudre une équation politique assez coton. Pas de jeunes dans la rue, pas d'affolement de l'opinion à la veille des élections régionales. Il doit absolument préserver la paix scolaire, tout en mettant en place ce nouveau lycée dès la rentrée 2010. Le président de la République pourra alors se targuer, lors du bilan de son quinquennat, d'avoir accompli la réforme impossible. Bon courage, monsieur Chatel.

>> http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-paix-scolaire-_3632-1053972_actu.Htm

Les régionales... Dans le Canard Enchaîné de cette semaine, un article explique pourquoi la période pré-électorale est cruciale. Selon le journal, la mission de Chatel confiée par sarkozy en 2009/2010 est de mener la réforme du lycée tout en enrayant tout mouvement naissant.
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MessageSujet: Re: Année de tous les dangers pour Chatel et Sarkozy   Ven 4 Sep - 16:54

D'autres articles sur ce thème :

Citation :
Ce qui risque de fâcher

Les enseignants savent descendre dans la rue quand ils sont mécontents. Le nouveau ministre de l’Education, Luc Chatel, veille donc à les caresser dans le sens du poil. Hier, lors de sa conférence de rentrée, il a loué leurs « compétence et dévouement ». Mais il lui faudra beaucoup d’habileté pour ménager une sensibilité poussée à vif par deux ans de réformes pas toujours bien perçues.


Salaires. La revalorisation était une promesse du candidat Sarkozy mais les syndicats disent attendre encore. Hormis les heures supplémentaires payées à ceux qui assurent des stages en vacances, seule l’entrée dans le métier a été revalorisée, par une prime d’installation aux néotitulaires. Si les nouveaux profs désormais recrutés à bac + 5 seront eux aussi mieux payés, quid de leurs aînés ? « La prime octroyée aux enseignants du primaire qui font passer des évaluations participe aussi de la revalorisation », rappelle Luc Chatel, qui prévient, en évitant prudemment l’idée de « mérite » : « On va réfléchir aux critères », a-t-il avancé, sans être plus précis.

Formation. La crainte des syndicats, c’est que les futurs profs recrutés à bac + 5, même mieux payés, soient moins bien formés faute de stages pratiques suffisants. Pour eux, le risque est grand de voir apparaître des enseignants à deux vitesses.

Suppressions de postes. Le ministère assure qu’en moyenne il y a cette année un prof pour 11,6 élèves dans le secondaire, 1 pour 25 en maternelle et 1 pour 22 en primaire. « L’Education nationale reste le premier employeur de l’Etat », rappelle Luc Chatel. Reste que les 16 000 suppressions de postes annoncées pour l’an prochain risquent d’irriter : le boom démographique déjà perceptible en primaire (14 000 élèves en plus, et 500 profs supplémentaires) va forcément se répercuter au collège et au lycée.

>> http://www.leparisien.fr/societe/ce-qui-risque-de-facher-01-09-2009-622798.php

Citation :
Tableaux noirs de la première rentrée scolaire post-Darcos

Le Snuipp, principal syndicat du primaire, craint que le nouveau ministre, Luc Chatel, poursuive la politique de son prédécesseur.

«L’école continue de s’appauvrir et la profession est déstabilisée» : à huit jours de la rentrée, Gilles Moindrot, le patron du Snuipp, premier syndicat des enseignants du primaire, a dressé hier un état des lieux assez déprimant. Outre la grippe A, le nouveau ministre Luc Chatel va devoir s’atteler à tous les maux affectant le système scolaire, à commencer par le primaire où le malaise est de loin le plus profond : profs déprimés ou en révolte (les «désobéisseurs», lire ci-contre), réformes mal acceptées, baisse de moyens.

«Face-à-face». «Avec 14 000 élèves supplémentaires et 500 créations de postes, le ministre va dire que l’encadrement reste identique, a averti Gilles Moindrot.Mais simultanément, on a supprimé 500 postes de "mis à disposition" : concrètement, il s’agit d’enseignants qui faisaient de la documentation, organisaient des séjours de classes de découverte, renforçaient l’enseignement des langues, etc. Or ces activités enrichissent la classe qui ne se résume pas à un face-à-face élèves et profs.»

Les suppressions de poste - 13 500 cette année, 16 000 l’an prochain- restent au cœur du mécontentement. Dans le primaire, elles inquiètent d’autant qu’avec la hausse de la natalité, on attend toujours plus d’élèves. Elles se sont déjà traduites par la baisse continue de la scolarisation des moins de 3 ans. Le Snuipp a décidé de lancer une campagne pour protester contre la chute des places en maternelle : «Si on avait gardé le taux de scolarisation des 2 ans de l’année 2002, il manquerait aujourd’hui 50 000 places», souligne Gilles Moindrot. Les principaux syndicats enseignants vont par ailleurs se rencontrer vendredi pour arrêter des actions dès septembre.

Mais au-delà, les professeurs des écoles ont le sentiment d’avoir été particulièrement malmenés, et même humiliés par Xavier Darcos à qui Luc Chatel a succédé. Accusés d’avoir de mauvais résultats avec 15 % des élèves terminant le CM2 en maîtrisant mal la lecture et l’écriture, ils se sont vu imposer toute une série de réformes, souvent appliquées à la hussarde : nouveaux programmes en primaire, suppression de deux heures d’enseignement par semaine, introduction d’une aide personnalisée pour les élèves en difficulté - au cœur de la contestation des «désobéisseurs» -, nouvelles évaluations nationales en CE1 et CM2, service minimum d’accueil en cas de grève, suppression d’une partie des Rased (les maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire), réforme de la formation des enseignants, etc.

Après cette avalanche de réformes, le Snuipp appelle plutôt à une halte et à une remise à plat qui permette de faire le point sur ce qui marche ou non, voire de proposer des alternatives - notamment sur l’aide individualisée. Concernant la réforme de la formation des enseignants, il demande que davantage de temps soit consacré à la formation professionnelle - «au moins la moitié du temps durant l’année de stage contre un tiers prévu dans le projet actuel».

Ecouter. «Nous espérons que le nouveau ministre nous aidera plus que l’ancien», a souligné Gilles Moindrot. Pour l’instant, Luc Chatel, qui a surtout communiqué sur la grippe A et sur la baisse des prix des fournitures, bénéficie d’un à priori favorable : «Il est ouvert au dialogue social.» Peu au fait des sujets, il semble vouloir apprendre et écouter les syndicats qui agaçaient tellement son prédécesseur. «Mais en arrivant, Xavier Darcos avait lui aussi fait une impression positive», se souvient Gilles Moindrot.

>> http://www.liberation.fr/education/0101587026-tableaux-noirs-de-la-premiere-rentree-scolaire-post-darcos

+ >> http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/01/suppressions-de-postes-reformes-grippe-a-la-rentree-chargee-de-luc-chatel_1234137_3224.html
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