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 Être jeune, en France, sous Sarkozy

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duruti
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MessageSujet: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Jeu 12 Mar - 14:01

Aidons le gouvernement à nous en mettre encore plein la gueule. Trouvons de nouvelles lois, surement populaires chez les vieux, pour nous brimer, nous sucrer quelques libertés. Sabotons l'école, les riches s'en sortirons, les pauvres iront en zonzon, leurs parents ne connaissant personne au ministère ou a la pref'.

Citation :
L’Etat veut que jeunesse se tasse

VÉRONIQUE SOULÉ

Tu ne fumeras pas avant 18 ans, tu ne boiras pas d’alcool non plus, tu arrêteras de télécharger de la musique et des films au risque d’être sanctionné, etc. Mais tu travailleras à l’école pour décrocher un diplôme, tu multiplieras les CDD et les stages avant d’être embauché et tu auras peur du chômage… Entre un Etat qui réprime et surprotège, et une crise qui assombrit singulièrement l’avenir, ce n’est pas très réjouissant d’être jeune dans la France d’aujourd’hui.

Les mesures adoptées hier partent pourtant d’un bon sentiment. Les jeunes fument de plus en plus - toutes les enquêtes le montrent -, et s’ils commencent plus tard, on diminuera le risque de les voir devenir accros et d’abîmer leur santé. Autre constat : les jeunes se soûlent avec des alcools toujours plus forts. En les limitant autoritairement, on les protège. Qu’ils le veuillent ou non.

Mal-aimés. On peut débattre de l’efficacité de telles mesures (aisément contournables) au regard d’une politique de prévention. Mais au-delà, la vision générale de la jeunesse qui s’en dégage est discutable: les jeunes boivent trop, fument trop, bref, ils posent «problème». Pour y remédier, c’est l’interdiction et la répression que l’on privilégie. Les associations faisant de la prévention ont vu leurs moyens chuter. Et ce que l’on présente comme des «opérations de sensibilisation» - les descentes de gendarmes avec chiens renifleurs dans les collèges à la recherche de cannabis - ont de forts relents répressifs. Ces méthodes sont censées rassurer une société inquiète et évitent de traiter les problèmes au fond.

Les sociologues arrivent à la même conclusion : les jeunes ont aujourd’hui une mauvaise image, ils en souffrent et se sentent mal-aimés. Le plus souvent, ils apparaissent dans le discours public comme des fauteurs de troubles - émeutes en banlieue, manifs qui dégénèrent, incivilités à l’école, etc. Ils font peur au point que devant la mobilisation lycéenne, en décembre, le gouvernement a reculé et suspendu sa réforme.

Revers. Selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique, la France a échoué à intégrer ses jeunes. Comparés aux autres Européens, ils sont particulièrement touchés par le chômage et par la pauvreté (lire ci-dessous). Ils vont en outre être les grands perdants de la crise. Rien d’étonnant qu’ils soient les Européens les plus pessimistes - seuls 26 % jugent leur «avenir prometteur» (contre 36 % d’Allemands et 49 % de Suédois), et 22 % estiment avoir «une liberté et un contrôle total sur leur avenir» (contre respectivement 39 % et 35 %).

«Traditionnellement, les jeunes sont considérés comme catégorie à risques ou déviante, mais cela s’accentue en temps de crise, explique Cécile Van de Velde (1) de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Comme l’Etat est incapable de les protéger socialement, il les protège malgré eux au nom d’impératifs sanitaires. Il apporte ainsi une réponse sécuritaire à un problème social, sur la question de la jeunesse et sur d’autres comme l’immigration. C’est le revers de son incapacité.»

Pour la chercheuse, il faudrait «responsabiliser les jeunes et les traiter en citoyens». Au lieu de cela, on prend des mesures «protectionnistes et familiaristes, ce qui est un trait des pays du Sud de l’Europe. Les aides sociales sont allouées aux parents pour aider leurs enfants. Alors que les jeunes Français, comme leurs cousins du Nord, aspirent avant tout à l’indépendance».

Positif. «Ce n’est pas en interdisant que les jeunes ne vont plus fumer. Il y a un problème de génération. Il ne se passe pas une année sans une révolte ou des manifestations de jeunes. Cela renvoie à un système scolaire brutal et à un monde économique qui fait porter les difficultés sur les plus vulnérables, les plus jeunes et les plus vieux, estime Didier Lapeyronnie (2), sociologue à l’université Paris-IV. Mais en face, on a un gouvernement avec une logique répressive, qui a imaginé mettre des enfants de 12 ans en prison.»

Pour Cécile Van de Velde, la nomination de Martin Hirsch comme Haut Commissaire à la Jeunesse est un signe positif : «C’est déjà une prise de conscience du prix que l’on fait payer aux jeunes générations, une reconnaissance de leur déclassement, dit-elle, mais il faudra voir sur quelles mesures on va déboucher.»

(1) Devenir adulte. PUF, 2008 (2) Ghetto urbain, ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui, Robert Laffont, 2008

>> http: http://www.liberation.fr/societe/0101553482-l-etat-veut-que-jeunesse-se-tasse
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duruti
Invité



MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Jeu 12 Mar - 14:22

Vous vous reconnaissez ?

«Comme si on fumait et on se bourrait la gueule tout le temps…»
Reportage
Enervés mais pas inquiets, les lycéens savent déjà comment contourner les interdits.

MARIE-JOËLLE GROS

Des grappes d’adolescents s’échappent du lycée Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris. Entre la cantine et le retour en cours, c’est la pause clope devant le bahut. Il y a ceux qui roulent, ceux qui partagent leur paquet, ceux qui taxent. Lou, Maryam et Imane sont dans la même classe de seconde. Elles ont entre 15 et 16 ans. Fumasses contre ce projet d’interdire la vente de cigarettes aux moins de 18 ans : «Quoi ? Encore une loi ? Encore des règles ?! Mais ça ne marchera jamais», pronostique Lou, qui cherche son briquet. Elle a 16 ans et le débit rapide : «Les marchands de tabac ont besoin de notre argent. Ils ne diront pas non.» Et s’ils se mettaient à le faire ? «On taxera nos profs !» «Moi, je dirai que j’achète des cigarettes pour mon père, lance Maryam. Ou alors j’irai à Barbès» [sous le métro aérien, au son de «Marlboro, Marlboro, Marlboro», vente sous le manteau, ndlr].

Faustine n’a encore rien dit. Elle cherche ses mots, se lance : «Ça fait peut-être cliché de dire ça, mais le gouvernement fait de la démagogie. A quoi ça sert de nous interdire d’acheter des cigarettes ? Tout le monde se débrouille déjà pour en avoir et fumer.» Même à 15 ans, c’est facile d’acheter un paquet. Jean détaille sa stratégie : «Faut y aller décontracté, faut choper la technique, c’est tout.» Gaspard opine : «Ouais, style, je l’ai déjà fait cent fois, tu demandes direct le paquet de Lucky, t’hésites pas, sinon t’es cramé.» Si un buraliste refuse de leur vendre des cigarettes, ils tentent le suivant. Et ça finit toujours par marcher.

Devinettes. Une jolie Black, immense, joue des coudes : «Quel âge j’ai, madame, à votre avis ?» Difficile à dire. Dans son survêtement blanc, on dirait une basketteuse. Ses yeux sont cerclés de noir façon Amy Winehouse, cheveux tirés en arrière.Elle attend le verdict, une main sur la hanche. Euh, 17 ans ? «Ouais c’est ça, j’ai 15 ans !», glousse-t-elle en allumant son clope, super satisfaite de sa démonstration. A ce jeu de devinettes, c’est certain, les buralistes doivent se lasser. «Et s’il te demande ta carte d’identité ?», interrompt une fille. «Il a pas le droit, c’est pas légal, tranche Gaspard. Y a que les flics qui peuvent demander ça.»

Le petit cercle enregistre le tuyau. Marguerite s’agace : «C’est pas terrible l’image qu’on a de nous. Comme si on fumait tout le temps, qu’on se bourrait la gueule tout le temps…» La réalité des lycéens, c’est qu’ils n’ont pas les moyens de surconsommer. Le plus souvent, ils demandent de l’argent à leurs parents, achètent un paquet (4,50 euros le paquet de Fortuna, 5 euros celui de Lucky Strike) à tour de rôle et en offrent aux copains.

Parfois aussi, ils se servent, l’air de rien, dans un paquet qui traîne à la maison. «Un jour, j’en ai piqué sept à ma mère : elle a rien vu», assure l’un des garçons, très content de lui. «C’est pas une loi qui va m’interdire, dit Nathalie. Ça me touche plus si c’est ma famille. Ça sert à ça, la famille. C’est là qu’on prend des habitudes et qu’on met aussi des limites.»

«Marrant». Sur la consommation d’alcool, ils sont davantage partagés. «Il en faut pour les fêtes», avance Lou. «Oui, mais être bourré, c’est nul, rétorque Jean. Faut garder le droit d’en boire, c’est marrant dans les fêtes, mais après, on continue et ça finit mal.» Tandis que la cigarette,ça peut mal finir aussi, mais «c’est à petit feu».

Justement, Joseph, une feuille entre les doigts, roule lentement son tabac, brûle le papier qui dépasse du filtre, cale la tige blanche entre ses lèvres. Il a l’air très méticuleux, et un rien philosophe : «Si j’avais 40 ans et que j’avais un fils, je trouverais très bien qu’on interdise le tabac aux mineurs. Mais protéger la jeunesse, ça ne veut pas dire la prohiber. Sinon, ça va se retourner contre eux.» Comment ça ? Joseph développe : «J’ai 16 ans, j’ai assez de conscience pour savoir ce qui est bien ou mal pour moi. Si les gens ne peuvent plus rien faire, ils vont revendiquer, manifester.»

Et ça va péter ? Lou menace : «On peut nous empêcher de faire plein de trucs, on sera toujours les vainqueurs. Parce que c’est nous, les futurs électeurs. Alors faut pas trop nous frustrer, sinon ça va se payer !» Il y a ceux qui embrayent sur le mode «on n’a plus le droit de rien faire». Et ceux qui tempèrent - «c’est pas nouveau, les jeunes ont toujours posé problème».

«Moi, ce qui me fait peur, reprend Joseph-le-sage, c’est toutes ces lois. Ça fait déjà plusieurs années qu’il y en a de plus en plus, un jour, ça va bien finir par nous retomber sur le coin de la gueule.» Agnès : «On veut nous formater : bien sage, qui ne fait rien de mal, qui va juste à l’école, qui travaille bien. C’est un cliché de jeunes !» Oui, mais ça rassure les adultes. «A mon avis, Sarkozy, il s’en fout qu’on se bousille la santé, il pique juste sa crise d’autorité», interprète la bouillonnante Lou. «Ils veulent tous trop contrôler, enchaîne Gaspard. Mais plus on interdit, et plus ça pousse à faire des trucs illégaux. Alors…»

>> http: http://www.liberation.fr/societe/0101553486-comme-si-on-fumait-et-on-se-bourrait-la-gueule-tout-le-temps
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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Jeu 12 Mar - 16:14

=>Jeunesse Sacrifiée<=

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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Mer 13 Mai - 20:14

Citation :
La moitié des Français ont une mauvaise image des jeunes, d'après un sondage

[ 13/05/09 - 21H28 - AFP ]
© AFP/Archives - Jeff Pachoud
Cliquez ici

La moitié des Français ont une image négative des jeunes de 15 à 25 ans et près des trois quarts les trouvent même individualistes, selon un sondage internet Audirep pour l'Afev (étudiants bénévoles), publié mercredi.

A la question "diriez-vous des jeunes, au travers de leurs comportements, de leurs actions dans la société, que vous en avez une image plutôt positive, très positive, très négative ou plutôt négative ?", 51% des personnes interrogées ont répondu "très négative" (4%) ou "plutôt négative" (47%).

Dans le détail, 70% des gens considèrent même les 15-25 ans comme individualistes. Quant à savoir s'ils sont tolérants, 59% des personnes sondées pensent que les jeunes n'ont pas cette qualité.

A la question de savoir s'ils sont "prêts à s?engager pour des causes utiles à la société?", 52% des personnes interrogées répondent que non.

L'étude a été réalisée par internet du 20 au 29 avril auprès d'un échantillon national représentatif de la population française de 1.000 internautes âgés de 15 ans et plus.

>> http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00147868-la-moitie-des-francais-ont-une-mauvaise-image-des-jeunes-d-apres-un-sondage.htm
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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Mer 13 Mai - 21:16

Triste constat, mais j'aimerais bien avoir un petit éclairsissement:
Citation :
L'étude a été réalisée par internet du 20 au 29 avril auprès d'un échantillon national représentatif de la population française de 1.000 internautes âgés de 15 ans et plus.
Sur quel(s) site(s) a été réalisé ce sondage ?
Parce que si c'est sur le site de TF1 et du Figaro, vu les personnes qui les fréquentent, les chiffres sont à la base très orientés...!



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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Mer 13 Mai - 21:39

Citation :
un sondage internet Audirep pour l'Afev

Auridep qui est un institut d'études marketing et d'opinion, un peu comme OpinionWay à première vue. Mais ils réalisent ce sondage pour une association de jeunes donc on peut lui donner un peu de crédit quand même. http://www.audirep.fr/

J'ai un sentiment confus sur cette info. Déjà je trouve bizarre de généraliser "les jeunes sont comme ci ou comme ça", nous le faisons aussi, alors disons "ils son globalement comme ça". Ensuite, en tant que jeune ça ne me fais pas forcément plaisir J'y vois une conséquence de la TF1 connexion, vous savez les délinquants, les drogués, les alcooliques, des fénéants, des incultes,... bref les déviants. Et puis nous vivons dans un pays de vieux. Ça rejoint le thème du topic, il y a un affrontement générationnel dans ce pays.

Mais il y a aussi de vrais problèmes. Car je n'ai pas envie d'être tendre envers mes camarades. L'individualisme est clairement présent et inquiétant par exemple. Encore une fois, nous ne naissons pas solidaires ou individualistes !

Finalement il y a peut être un message positif derrière ce sondage. Les jeunes ne participent pas assez à la vie de la cité ? Donc parmi les comportements critiqués, nos mobilisions de contestation (qui par ailleurs ne mobilisent pas tout le monde, loin de là) ne sont pas "préjudiciables".

A+
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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Lun 8 Juin - 20:16



par
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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   Mer 10 Juin - 6:26

L'utilisation du populisme pour inculquer des valeurs tout à fait fausses dans l'opinion public... Rolling Eyes Exactement la méthode sarkozienne représentée ici Laughing
Il s'est vu, lui, rentré bourré en voyage de Russie? lol! (si si rappelez vous). Et puis les résultats sont truqués, il faudrait pas me faire croire que 60-70% des jeunes sont asociaux! Je pense plus que certaines personnes ont tendance à stigmatiser les problèmes (l'insécurité, c'est pas in thème exploité et surexploité par les politiciens?) et de plus on ne cherche pas vraiment à étudier les causes, mais à réprimer les conséquences(politique actuelle)
=>citation:"Entre un État qui réprime et surprotège, et une crise qui assombrit
singulièrement l’avenir, ce n’est pas très réjouissant d’être jeune
dans la France d’aujourd’hui."


NB: Reformulons la question autrement: "l'individualisme, un malèse social du a l'incompréhension de ses citoyens et à la non-réponse d'un gouvernement autiste?"
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MessageSujet: Re: Être jeune, en France, sous Sarkozy   

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