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 Refusons le questionnaire "vie privée"

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MessageSujet: Refusons le questionnaire "vie privée"   Ven 30 Mai - 11:01

Trouvé sur indymédia, un article pour ne pas oublier que les élèves sont traqués dès l'enfance :

Citation :
questionnaire vie privée et psychologie en CM2

La CGT Éduc'Action dénonce un questionnaire vie privée et psychologie

La CGT Éduc'Action du Val-de-Marne a dénoncé lundi des évaluations expérimentales menées dans des classes de CM2 qui, outre une évaluation des acquis de l'élève en français, comportent un questionnaire relatif à la « vie privée » et à la « psychologie » des enfants. Cette expérimentation, organisée dans différentes écoles publiques et privées en France dont quelques-unes dans le Val-de-Marne selon l'Inspection d'académie, vise à tester les futures évaluations annoncées en CM2 à partir de la rentrée 2009 par le ministère de l'Éducation.

Les futurs documents d'évaluation devraient être présentés lors d'un séminaire au ministère les 2 et 3 juin, selon la même source. Les trois premières parties de cette évaluation sont destinées à mesurer les acquis des élèves en « lecture, outils de la langue et production écrite », selon le syndicat. La quatrième, sous forme de questionnaire, demande à l'enfant de dire si ses parents sont nés en France, quelle est la langue parlée à la maison, avec qui il vit, ce qu'il pense de lui dans sa relation au travail scolaire.

Des questions portent aussi sur la réputation de l'école, les relations entre adultes à l'école, s'il a été insulté ou agressé ou sur ses activités extra-scolaires.

Dans un communiqué, la CGT Éduc'Action 94 dénonce le « manque total de pertinence pédagogique de l'association d'un test de mesure des acquis scolaires avec un test apparent de personnalité ». « On sort complètement du champ scolaire »,affirme la CGT Éduc'Action 94,en dénonçant une expérimentation « faite en catimini » et avec « un mépris total pour les parents » qui ne sont « pas mis au courant ».

>> http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100332#commentaires

Le débat est lancé !
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MessageSujet: Re: Refusons le questionnaire "vie privée"   Sam 31 Mai - 13:41

Citation :
Education nationale : les dérives du chiffre

«De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques?» s'indigne une parent d'élève. Questionnaires diffusés aux élèves et aux parents dans les Pyrénées atlantiques, injonctions chiffrés de l’académie de Besançon concernant les redoublements. Alors que les enseignants comptent les suppressions de poste à la rentrée prochaine, le ministère de l’Education ne renonce pas à ses objectifs statistiques.

Mapi. «A l’école primaire de Monein, charmant petit village du Béarn, sont arrivés, dans un gros carton, les “évaluations expérimentales CM2”. Rien que de très normal, sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves, doivent être retournés directement au ministère, sans que les parents n’en prennent connaissance. Et pour cause! Si les trois premières parties sont anodines, la partie 4 réserve bien des surprises avec des questions comme: "Est tu né en France?" "Ta mère est née en France?" "Ton père est né en France?" "Quelle langue parles tu à la maison?" "Qui vit avec toi à la maison? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère)". Viennent ensuite les questions concernant les devoirs à la maison: "A la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps", "Je fais mes devoirs parce que j’aurai une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas". Bref, onze pages de questions qui n’ont rien à voir avec la pédagogie. Quel est le but de ce questionnaire? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques? Ceci n’est pas sans rappeler “base élève”. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de notre école (qui ont alerté les parents), cette opération se serait déroulée dans le plus grand secret. Cette expérimentation va toucher d’autres écoles!

Nous avons eu un bon relais dans la presse et les radios locales et ce questionnaire a bien circulé entre les mains de parents d’autres communes de notre département (64). Face à ce tollé, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a envoyé un mail aux écoles en leur demandant de ne pas compléter la partie 4 du questionnaire. C’est une petite victoire mais nous n’en avons pas fini, puisque qu’un deuxième questionnaire est en cours pour les élèves de 6ème : “le panel des 35000”. Là c’est les parents qui répondent (18 pages de questions!). C’est un véritable questionnaire des RG avec des questions du type: A quelle heure rentrez-vous du travail? A quelle langue parlez vous à votre enfant? Quelle est votre nationalité? Quel est le montant mensuel dont dispose votre famille pour un mois ordinaire? Il n’y a que 10 questions qui concernent la pédagogie! Le plus fort se trouve dans la première page : Un questionnaire reconnu d’intérêt général et de qualité statistique et donc obligatoire! Si les parents ne répondent pas c’est 300 euros d’amende! Comme le questionnaire précédent, il est mis en place en catimini.»

Mathias. «Jusqu’à maintenant, les consignes de limiter le nombre de redoublement n’étaient faites qu’oralement (en donnant un chiffre maximum par classe) ou consistaient pour certains à dire aux enseignants d’éviter les commissions d’appel et d’essayer de convaincre les parents d’accepter une réorientation en BEP plutôt qu’un redoublement. Enseignant, j’ai reçu par l’intermédiaire d’un collègue la note adressée par l’inspecteur d’académie au principal de son établissement à Besançon. Que dit l’inspection?

“Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement. Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6ème soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6% contre 5,7%). Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette années scolaire, il redescende pour le moins à 7%. Le taux de redoublement en fin de 4ème est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10% pour la présente année. Enfin le taux de passage des élèves de 3ème en 2ème général et technologique est de 48,1% alors que celui du département est de 60,6%. Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55%. Je précise si besoin était que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement”.

Ce document, par son ton, montre que l’on est passé à un degré supérieur dans les consignes. Un journal du soir comparait l’éducation nationale à l’armée rouge, il sera sûrement satisfait de voir que le vision bureaucratique et comptable est partagée par la hiérarchie (le recteur d’académie et son inspecteur). On a l’impression que dans cette école du respect, les responsables de l’académie de Besançon ne parlent pas d’êtres humains, mais d’objets statistiques. C’est insultant pour les élèves, les parents d’élèves et les enseignants qui font un travail non reconnu long et fastidieux de correction de copies. Seule une vision comptable de l’enseignement, ici le coût du redoublement, peut expliquer une telle dérive.

Cette note montre que l’on ment aux élèves en leur faisant croire qu’ils ont le niveau pour passer en classe supérieure. On ment également aux parents, car on repousse l’échec aux classes supérieures du collège ou en seconde au lycée. On alimente la spirale de l’échec en laissant les lacunes s’accumuler. Les professeurs se retrouvent ainsi avec des élèves qui n’ont pas le niveau en seconde générale sans pouvoir les aider tant les lacunes sont importantes. On assiste actuellement dans de nombreuses classes de seconde à des redoublements ou des réorientations atteignant 10 sur des effectifs de 32. Par la suite les parents tenteront de prendre des cours particuliers payants pour leurs enfants, ce qui permettra au mieux de limiter les dégâts. La responsabilités des échecs retombera bien entendu sur les enseignants véritables bouc émissaires des décisions prises par l’académie et par le ministère. Nous assumons tous les jours nos responsabilités devant les élèves, il serait bon que les auteurs de cette note assument également les leurs devant l’opinion publique».

Réalisé par KARL LASKE

>> http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/education-natio.html
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MessageSujet: Re: Refusons le questionnaire "vie privée"   Mar 10 Juin - 20:36

Un mail reçu qui nous informe un peu plus encore sur ce fameux questionnaire :

Citation :
Annie C. nous transmet l'intégralité du livret d'évaluation proposée aux élèves de 6ème ds certaines académies (apparemment pas sur Midi Pyrénées).....
L'article du canard enchaîné du 7 mai y faisait référence (cf ci-dessous).
Pour ceux qui avaient encore des doutes sur la volonté de ficher les étrangers de la part du MEN.


BIG BROTHER BRETON

A Concarneau, dans le Finistère, des associations de parents s'inquiètent
d'une enquête de l'éducation nationale au sein des familles d'élèves de 6°
('Le télégramme'2/5). On y relève des questions du genre 'Où votre enfant
est-il né ? Est-il né français? En quelle année votre enfant est-il arrivé
en France? En quelle langue parlez-vous habituellement à vos enfants?'
Si on répond 'en wolof-breton', l'ordinateur se plante?'
(CANARD ENCHAÎNEdu 7 mai 2008)

Rappelons que les organisations syndicales ont obtenu que le champ « nationalité » soit retirée du logiciel base élève.
Le Ministère veut contourner cet obstacle en amenant les élèves de CM2 à signaler eux-mêmes beaucoup plus.

1° Livret d'évaluation ou enquête sur la > nationalité de l'élève et l'origine de ses parents

Le ministère de l'Education nationale ose insérer dans un livret d'évaluation une véritable enquête sur la nationalité de l'élève en lui demandant de répondre aux questions suivantes :

- Tu es né(e) en France oui o non o

- Ta mère est née en France o dans un autre pays o

- Ton père est né en France o dans un autre pays o

- Quelle langue parles-tu à la maison ?

Uniquement le français. o
Uniquement une autre langue. o
Le français et une autre langue. o

2° Livret d'évaluation ou enquête sur le > milieu familial

La première page se termine par des questions sur le milieu familial digne du régime de l'ancienne URSS.

L'enfant doit décrire en répondant aux questions qui compose son entourage familial direct :
« sa mère ou sa belle-mère »,
« son père ou un autre homme tenant le rôle de [son] père'

Ces deux premiers points cachent mal l'intention du ministère de prélever des informations sur la vie des familles
- nationalité / situation sur le territoire
- composition effective des personnes qui s'occupent de l'enfant
à des fins que l'on imagine aisément.

3° Livret d'évaluation ou enquête sur l'Ecole
Toute une série de questions sont ensuite posées, allant de ce que pense l'élève des devoirs à la maison, de ce qu'il pense de ce qu'il fait en classe, à ce qu'il fait à l'école.
On passera sur la pertinence de ces questions, au moins dans le contexte d'un livret d'évaluation.

Dans cette série de questions, il est demandé à l'élève d'évaluer la réputation de son école : est-elle
- très mauvaise ­
- mauvaise
- assez bonne ­
- bonne ­
- très bonne.

Qui peut penser que des élèves de CM2 peuvent raisonnablement répondre à ces questions ?
Ne s'agit-il pas plutôt de faire évaluer l'école indirectement par les parents ?

Surtout que dans une série de questions précédentes l'enquête sur l'école est un peu plus détaillée :

Les relations entre adultes sont :
- Pas du tout satisfaisantes o
- Peu satisfaisantes o
- Assez satisfaisantes o
- Très satisfaisantes o

Les relations entre élèves et adultes sont :
- Pas du tout satisfaisantes o
- Peu satisfaisantes o
- Assez satisfaisantes o
- Très satisfaisantes o

On retrouve là la vieille antienne de l'évaluation des services publics par les usagers, de la notation des profs par les élèves à peine déguisée.
Doit-on rappeler que le ministère veut mettre les écoles en concurrence justement en rendant publiques les évaluations CE1, CM2 ?

4° Livret d'évaluation ou enquête sur les enseignants

Le livret sert aussi à vérifier les méthodes de travail des enseignants avec des questions du type :

Tu utilises le manuel de français pendant la séance :
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Tu utilises des fiches photocopiées en français :
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Tu fais des exposés en français :
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Tu fais des recherches sur le web :
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Tu travailles très souvent en groupes :
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Ton enseignant(e) te pose des questions pour vérifier si tu as bien compris ce qu'il fallait comprendre.
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Ton enseignante t'encourage à poser des questions.
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o

Un(e) autre maître(esse) de l'école vient faire les séance de français. [ vérification des décloisonnements ]
- jamais o
- souvent o
- presque toujours o
- toujours o


La volonté du gouvernement d'instaurer les méthodes du privé comme moyens de gestions du service public d'éducation conduit aux pires ignominies comme de faire de l'enfant le délateur de son milieu familial, de celui de l'école...
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MessageSujet: Re: Refusons le questionnaire "vie privée"   Mer 11 Juin - 20:08

Citation :
- Quelle langue parles-tu à la maison ?

Uniquement le français. o
Uniquement une autre langue. o
Le français et une autre langue. o


Quand on sait que 49 % des français ne parlent que le français, ce devrait être une véritable richesse de parler plusieurs langues dès l'enfance. Mais savoir parler une langue africaine n'est peut être pas positif pour les hommes politiques de droite, mais aussi de gauche, ethnocentriques et nostalgiques de la colonisation. On pourrait expliquer ce rejet de certaines langues étrangères (comme des langues de nos régions) par des motivations purement économiques avec des gouvernements qui privilégieraient des langues "utiles" sur le marché du travail. Mais ce serait sans compter l'énorme rejet de l'allemand auquel nous sommes confronté et contre lequel rien ne semble être fait. On le sait pourtant, parler l'allemand (l'une des trois langues de travail de l'union européenne avec le français et l'anglais) est une qualité rare sur le marché du travail, tant l'Allemagne est prospère et liée à la France.
Contre la diversité (déjà bien entamée), et sur la seule base d'un imaginaire communautariste (que l'on peut percevoir aisément dans le rapport Bénisti paru il y quelques années), une croisade est ainsi lancée, avec toujours le vieux thème populiste sécuritaire qui justifie n'importe quelle dérive. On avait déjà vu, au nom des victimes, élevées en martyrs, les droits fondamentaux s'incliner, les droits de l'Homme disparaitre pour les coupables; aujourd'hui, on assiste, sous couvert de sécurité, à une véritable intrusion dans la vie privée.
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MessageSujet: Re: Refusons le questionnaire "vie privée"   Sam 14 Juin - 15:44

VICTOIRE : recul du gouvernement sur "bases élèves" ! Exclamation Very Happy

Arrow http://lecrc.canalblog.com/archives/2008/06/13/9563384.html#c15567563
Arrow http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2739

Je vous propose aussi de laisser un commentaire sur le message du blog après le commentaire de El Chitane. Wink

Citation :
La "base élèves" du primaire à nouveau expurgée de données personnelles
[Référence : AFP 12 juin 2008 - 19h23 - 20h27]

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a décidé jeudi d’expurger la "base élèves", une base de données informatiques de l’école primaire fortement contestée, de certaines données à caractère social, familial et scolaire, après avoir déjà fait supprimer les critères ethniques.

Dans un courrier de jeudi adressé à la fédération de parents d’élèves PEEP, dont l’AFP a obtenu copie, M. Darcos assure que "la nouvelle version de cet outil ne fera plus apparaître la profession et la catégorie sociale des parents, ni la situation familiale de l’élève, ni l’absentéisme signalé pas plus que les données relatives aux besoins éducatifs particuliers".

"Les données liées à la scolarité de l’élève ne porteront que sur des champs restreints : dates d’inscription, d’admission et de radiation, classe", ajoute-t-il.

"Les activités périscolaires mentionnées ne figureront qu’aux seules fins de bonne gestion de ces services par les mairies concernées : garderie, études surveillées et accompagnement scolaire, restaurant et transport scolaires", poursuit le ministre.

"Par ailleurs, la durée de conservation des données sera limitée à la scolarité de l’élève dans le 1er degré" (écoles maternelle et élémentaire), précise-t-il.

Ces "évolutions" seront précisées dans "un arrêté", ajoute le ministre en assurant "attacher une attention personnelle à la mise en place effective et rapide de ces décisions".

Dans sa lettre, M. Darcos dit répondre à un courrier du 9 juin dans lequel la PEEP faisait part des "nombreuses interrogations" que suscitait auprès des parents d’élèves "la nature des informations collectées" dans la base.

Celle-ci est un fichier de données informatique rempli par les directeurs d’écoles lors de l’inscription des enfants. Il sert comme logiciel d’aide à la gestion des élèves, au suivi des parcours scolaires et au pilotage académique et national. Il est expérimenté depuis 2005 et doit être généralisé en 2009.

Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), des syndicats d’enseignants et la FCPE (parents d’élèves) ont dénoncé son caractère intrusif et la possible utilisation de données à des fins policières, notamment concernant les sans-papiers.

A la suite de protestations, les références à "la nationalité, la date d’entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d’origine" des élèves avaient déjà été supprimées. Le ministère avait envoyé en octobre 2007 une note en ce sens aux directeurs d’écoles.

Cette fois, M. Darcos assure que l’arrêté, outre les nouvelles suppressions de données, "précisera" aussi "l’interdiction de collecter une quelconque donnée relative à la nationalité et l’origine raciale ou ethnique des élèves et de leurs parents ou responsables".

"L’arrêté en cours de rédaction" a en effet "une valeur normative plus forte" que les notes adressées jusqu’alors aux directeurs d’école, a précisé à l’AFP jeudi soir le ministère de l’Education.

Par ailleurs, "il n’y aura pas d’utilisation" des données qui ont pu éventuellement être collectées jusqu’alors et qui font partie des catégories de questions devant être supprimées, a-t-on assuré.

A côté de plusieurs réformes éducatives en cours, la "base élèves" fait partie des raisons pour lesquelles des parents comptent dormir dans l’école de leurs enfants, lors de la "nuit des écoles" organisée de vendredi à samedi.
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