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 Mai 68, un lointain souvenir à la fac de Nanterre

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Raphaël
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MessageSujet: Mai 68, un lointain souvenir à la fac de Nanterre   Jeu 17 Avr - 13:21


Mai 68, un lointain souvenir à la fac de Nanterre



"La plupart des étudiants, ils viennent aux cours et ils s'en vont". Pour Romain , inscrit en sociologie, comme pour beaucoup de ses camarades, Mai 68 fait bien partie du passé à la fac de Nanterre, berceau de la révolte étudiante, il y a quarante ans.
"En dehors des cours et des examens, il n'y a aucune vie ici", regrette l'étudiant de 21 ans, assis dans l'herbe devant la "barre de sciences humaines", une longue allée de bâtiments où se trouve notamment la tour administrative, envahie dans la soirée du 22 mars 1968 par 300 étudiants, dont Daniel Cohn-Bendit.
Aujourd'hui, ce fameux bâtiment B, sécurisé par des vigiles et des caméras de vidéo-surveillance, est une sorte de "tour imprenable", sourit Lucile, en licence de sociologie. "On ne peut pas y entrer si on n'a pas une bonne raison", confirme Romain.
Quarante ans après mai 68, la faculté Paris X-Nanterre est devenue un gigantesque campus, une "fac impersonnelle", "normalisée", disent beaucoup d'étudiants, qui regrettent le manque de communication ou plus simplement "l'absence d'un lieu de vie".
S'il existe plusieurs syndicats d'étudiants actifs sur le site, le militantisme ne concerne qu'une petite minorité des quelque 30.000 inscrits.
"Les militants, ici, c'est un petit cercle, on en fait vite le tour", constate Martin Ammari, 20 ans, en 2e année de licence d'histoire et syndiqué à Sud-Etudiant, persuadé que les "trois quarts des gens ne savent pas ce qui s'est passé le 22 mars 1968" à Nanterre.
Pour Rémy Guillot, lui aussi membre de Sud-Etudiant, la faible mobilisation s'explique d'abord par les difficultés quotidiennes que rencontrent les étudiants, nombreux à mener une double vie entre les bancs de la fac et les petits boulots.
"Quand tu fais un petit job précaire, que tu peines dans tes études et que tu as vraiment peur de rater tes examens, te lancer dans un mouvement sur le long terme, ça peut être risqué", explique ce doctorant âgé de 30 ans, chargé de TD en science politique.
Pourtant, les revendications ne manquent pas.
A 23 ans, Emmanuel est inscrit en sociologie, il vit "encore sous l'aile" de ses parents et distribue des prospectus pour "gagner un peu d'autonomie".
"La plupart des étudiants à la fac sont déjà des précaires, on doit se débrouiller avec 600 ou 700 euros par mois pour vivre et les prix des logements sont scandaleux. Tout le contexte social est là pour que ça pète", explique le jeune homme, non syndiqué.
"Y'a plein de profs qui ne savent même pas qu'on travaille en dehors des cours", ajoute Lucile, pour qui les "emplois du temps, pleins de trous", ne permettent pas de s'organiser.
"Ca pénalise ceux qui ont le moins de moyens. La première sélection, elle se fait comme ça", explique la jeune fille de 22 ans.
Non syndiqué, Romain a participé au mouvement de contestation de la "loi Pécresse" sur l'autonomie des universités en novembre dernier. Il se désole d'avoir entendu des réflexions du type "je paie mes profs, j'ai le droit d'aller en cours" de la part de camarades opposés aux grèves ou aux blocages.
"Quand les CRS ont matraqué les étudiants, les gens étaient un peu choqués, mais c'est tout. Il y a quelques années, les CRS ne pouvaient même pas entrer dans la fac, il y aurait eu une émeute", soupire-t-il.


Les temps ont bien changés Crying or Very sad aujourd'hui les gens sont égoistes et individualistes....
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